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Mont-Gauthier

De par sa position en crête et à tous vents, Mont-Gautier se dit en wallon Malautchîe. Le dominant est le S-O et annonce la pluie « Vent de Lorraine, pluie certaine ». A proximité du chemin Bavay Trêves, Mont-Gauthier s’appelait en 1139 Mons Walcheri ou Mont Walhery du nom du chevalier qui détenait une avouerie de la Principauté de Liège. La région était parsemée d’enclaves, de Liège et St-Hubert, Luxembourg et Rochefort et de Namur.

Des fouilles en 1856 ont mis à jour un cimetière gallo-romain du 1er siècle (Domitien) à Malfosse. D’autres lieux-dits marquent l’empreinte du passé comme Au Noir Bonhomme, La Maladrie, la Sergenterie, Vivier des Chevaliers, Fontaine des Pèlerins (Foy ND)… On parle aussi du chemin Pépin et de la chambre Pépin à la ferme château. Pépin le Bref était en effet un fervent de St Hadelin, évangélisateur vénéré à Celles qui était un lieu de pèlerinage important au moyen-âge et au 19e. La rue des Grêlons est l’antique voie qui passe la crête à flanc de coteau à la mode des voies romaines. La ferme-château a une base bourguignonne et a été reconstruite vers 1610.

Mont-Gauthier est un village linéaire typique étiré sur 3 km le long de la route Givet à Barvaux. On est sur le tige entre Condroz et Famenne à 320 m d’altitude. Au nord, on découvre la crête de Ronvaux à 340 m, au sud la dépression de Famenne avec Ciergnon et Rochefort. Plus loin, on perçoit la ligne d’Ardenne partant de la Croix Scaille (502 m), le plateau de St Hubert (550 m) et le plateau des Tailles (650 m).

La commune couvre 2.300 ha ; 53% de bois, 21% de pâtures, 10% de cultures, le reste d’habitat et…de terres incultes. Le village compte 100 feux et près de 300 habitants. Les maisons sont en briques de type Wanlin, construites pour la plupart « sur champ » grâce à quelques gisements argileux. Il fallait préparer 10.000 briques à proximité des fontaines pour lancer une fournée consumée au charbon de bois.

Jusque dans les années 60, l’activité y était rurale et locale, l’été dans les champs, l’hiver dans les bois. Chaque famille avait quelques lopins de terre et quelques bêtes et un certain nombre travaillait à l’Etat ou aux ateliers de Ciney. Aujourd’hui Mont-Gauthier compte quatre grandes exploitations agricoles et une scierie. La population active se répartit pour un quart d’indépendants, un quart d’employés, un quart d’agents à l’Etat et un quart de non actifs… Il n’y a plus de commerces mais une école qui tient tout juste son nombre d’enfants et le club local de balle-pelote qui assure une activité sportive très suivie avec ses 10 équipes de joueurs !

Raoul Hubert
A Mont-Gauthier

  • Anales de la Soc Archéologique de Namur, T7.
  • Histoires de nos villages. Secteur Paroissial Haversin, 1985.

 

Mont-Gauthier